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Logement social: les candidat-e-s à la mairie doivent s'engager!

À ce jour, les intérêts des locataires, qui forment pourtant 51% de la nouvelle Ville de Québec, sont largement passés sous silence par les candidat-e-s à la mairie. C’est parce qu’ils considèrent que les locataires ont des intérêts communs à défendre lors des élections municipales du 6 novembre prochain que les groupes membres de la Coalition pour le droit au logement de Québec et le FRAPRU organisent une manifestation interpellant les candidat-e-s à la mairie, mercredi le 5 octobre.

Même si les municipalités n’ont ni les pouvoirs, ni la capacité financière, de répondre à elles seules aux problèmes de logement et qu’il ne s’agit surtout pas de décharger les gouvernements supérieurs de leurs responsabilités, les Villes ont un rôle central à jouer à jouer dans le développement de nouveaux logements sociaux: elles doivent exercer les pressions nécessaires sur les gouvernements supérieurs pour qu’ils augmentent leur financement en conséquence, accroître les ressources qu’elles-mêmes y consacrent et surtout, s’assurer de la disponibilité de sites pour la réalisation des logements sociaux (Coopératives, OSBL d'habitation et HLM).

Le contexte de crise du logement et de spéculation causée par la revitalisation dans certains quartiers amène une diminution du nombre de logements accessibles aux personnes à faible revenu et aux familles et une forte hausse du coût des loyers. Ce manque de logements réellement accessibles financièrement est un problème réel et urgent. À Québec, seulement 0,6% des logements de 600$ et moins étaient inoccupés à l’automne 2004. Les ménages à faible revenu doivent donc se tourner vers des logements à prix plus élevés et consacrer une plus grande part de leur revenu au paiement de loyer, au détriment de leur santé et de leur qualité de vie. D’ailleurs, s’il s’est construit davantage de logements locatifs dans les dernières années, on retrouve ces nouvelles constructions majoritairement dans le secteur « haut de gamme » (plus de 900$).

Selon la Coalition pour le droit au logement de la région de Québec (regroupant le BAIL, le comité populaire Saint-Jean-Baptiste, le Comité logement d'aide aux locataires du secteur Ouest, le Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur ainsi que le regroupement d'aide aux itinérants et itinérantes de Québec), le principal outil que la Ville doit prioriser afin de favoriser le développement de logements sociaux est de réserver et d'aggrandir sa réserve foncière à cette fin, regroupant des terrains vacants et des terrains construits. En ce sens, un objectif clair devrait être fixé en termes de nombre de logements sociaux qui pourraient être réalisés à même cette réserve foncière. La Ville ne peut plus octroyer ses terrains vacants au plus offrant ou au premier acheteur dans le contexte actuel de crise du logement.

«Une réserve foncière pour le logement, c'est urgent!»

Le 5 octobre, joignez-vous à la coalition pour le droit au logement et au FRAPRU afin de rappeler aux candidat-e-s à la mairie que «c’est le temps d’écouter les locataires».

Rendez-vous à 16 h au Parc Durocher (au coin des rues St-Vallier et Carillon) où on se dirigera vers un terrain ou édifice vacant (surprise!), quelque part au centre-ville. Bouffe, musique et animation!

Pour informations :Etienne Grandmont, animateur-coordonnateur

529-6158

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Créé par: Tommy Rochette