La Coalition La Ville Que Nous Voulons! dévoile des réponses… qui n’étonnent pas!
Le 1er novembre dernier, la Coalition La Ville Que Nous Voulons!, formée d’une trentaine de
groupes du mouvement social de Québec, rendait publiques les réponses des 5 candidats à la mairie
de Québec aux questions qui leur avaient été envoyées. Ces dernières portaient sur trois thèmes
différents :
- La ville que nous voulons fournit des services publics de qualité et accessibles;
- La ville que nous voulons travaille activement à promouvoir la qualité de vie; et
- La ville que nous voulons est démocratique.
Inutile de dire que tous les candidats-es n’ont fait l’effort de répondre aux questions
et qu’encore moins ont eu l’humilité de se présenter à l’assemblée. En effet, seuls Claude
Larose (RMQ) et Patrice Fortin (indépendant) ont répondu à toutes les questions; Pierre-Michel
Bouchard (ACQ) et Marc Bellemare (VQ) ont répondu partiellement; et Andrée P. Boucher
(indépendante) n’a pas répondu. Finalement, Patrice Fortin a été le seul candidat à se
présenter à l’assemblée.
De façon générale, l’exercice était des plus intéressant. De façon spontanée, s’est
formée cette coalition regroupant des organismes aux missions différentes mais ayant
l’objectif commun de donner aux citoyens et citoyennes l’opportunité de voir enfin les
candidats à la mairie se positionner sur des enjeux importants, et non pas de jongler à
tour de rôle avec des chiffres qui ne veulent rien dire ou, par exemple, de se réclamer
plus ardent défenseur du sport professionnel.
Les réponses ont tout d’abord permis de voir que la démocratie est malade : on se
devra, dans les années à venir, de travailler à la mise en place d’une démocratie plus
participative que représentative. Il faudra aussi, et cela peu importe le choix de la
population le 6 novembre prochain, être vigilent afin d’éviter de voir le logement, la
culture, l’eau et une multitude de services publiques se retrouver dans le fourre-tout
des futures marchandisations et privatisation : de nombreuses villes dans le monde en
ont fait l’expérience et plusieurs d’entre elles en assument aujourd’hui les difficiles
conséquences. Nous aurons également à nous assurer de la représentativité de la population
(femmes, néo-québécois-es) dans les différents organes de l’administration municipale
Conseils de Ville, d’arrondissement et de quartier). Nous devrons finalement faire entendre
notre voix directement auprès de la Ville, en tant que Comité représentant les citoyens et
citoyennes du quartier et plus de 150 membres.
En lisant les réponses des candidats, on devenait las d’entendre les mêmes platitudes,
toutes circonscrites dans des cadres financiers. Aucun des programmes n’est particulièrement
novateur : jamais n’a-t-on eu l’impression que Québec deviendrait, dans quelques années, une
« ville verte », une ville ouverte sur les différence ou encore une ville dont les pouvoirs
seraient réellement entre les mains de la population.
Désillusionné face à la politique municipale? Allez voter! Annuler son vote est aussi faire un choix…