Un HLM, ça change la vie
On ne choisit pas la pauvreté. On peut se retrouver sans emploi et sans revenu, n’importe quand et pour toutes sortes de raisons.
Il faut faire du mieux qu’on peut, avec les moyens qu’on a.
Or, lorsqu’on peut avoir accès à un HLM, bien des choses changent.
Premièrement, notre loyer est déterminé en fonction de notre revenu, ce
qui nous aide grandement pour les autres besoins essentiels comme la
nourriture, les médicaments et les vêtements.
De plus, nous avons remarqué d’autres améliorations à notre qualité de
vie: nous pouvons recréer des liens sociaux, comme par exemple se payer
un café avec des amis et offrir des petits cadeaux à nos parents et
amis. Bref, nous avons retrouvé une certaine dignité.
Est-ce normal qu’il y ait plus de 500 personnes sur la liste d’attente
pour un HLM à Trois-Rivières? Que certains propriétaires augmentent les
loyers de 50 $ à 80 $ par mois?
Que quatre personnes sur 10 consacrent plus de 30 % de leur revenu pour
se loger, lorsque 30 % est le maximum que l’on devrait payer dans un
budget équilibré!
Les logements sociaux, dont les HLM, répondent à un besoin criant de
lutte à la pauvreté (La Loi visant à lutter contre la pauvreté et
l’exclusion sociale a été adoptée mais sans règlements allant dans le
même sens).
La construction de logements à loyers abordables et de HLM peut aider
beaucoup de gens à Trois-Rivières dont des mères monoparentales et des
personnes seules vivant en situation de pauvreté.
Voilà pourquoi, nous revendiquons depuis des années la construction de
8000 logements sociaux par année avec le FRAPRU et le Comité logement
Trois-Rivières.
Après tout, un logement HLM permet de vivre au lieu de survivre.
Denise Beaulieu, Marie Bouchard, Thérèse Cloutier, Gabrielle Couture,
Katerine Denoncourt, Daniel Desrosiers, Henri-Paul Gauthier, Yves Laflamme,
Raymond Lafond, Jean-Claude Lepage, David Maillette, Katia Marois, René Naud,
Hélène Papillon, Shirley Richard, Maude Roy