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Période 1969-1974 : Vie de quartier et rénovation urbaine
Le Comité des citoyens-nes du quartier Saint-Sauveur voit le jour en 1969, en reproduisant le modèle du Comité des citoyens-nes de l’Aire 10 (Saint-Roch) qui lutte contre les destruction massives de la Ville de Québec. Formé d’une dizaine de personnes, les premières luttes du Comité ont une saveur très locale. Les premières revendications sont d’abord faites à la municipalité de Québec : on veut et on obtient la création d’un parc comprenant des jeux pour les enfants à côté du Centre Durocher; on s’oppose et on empêche la démolition des maisons du carré Chénier (45 logements) pour y faire du stationnement pour les commerces voisins; et le Comité obtient l’ajout d’une voie réservée aux piétons sur le pont Parent. À la fin de 1969, le Comité travaille conjointement avec la Ville à la création du HLM Boisseau, mais le résultat final ne correspond pas aux attentes du Comité (projet trop gros et mal intégré à la trame urbaine du quartier) qui réussira tout de même à s’affirmer comme interlocuteur valable et à faire changer l’approche de la ville dans ce type de projet dans les années à venir.
L’année 1972 voit l’arrivée des bulldozers du maire Lamontagne (1965-1977) et le Comité se mobiliser pour forcer la ville à rénover le quartier Saint-Sauveur sans le démolir. Il organise différentes actions (semaine d’information, défilé, café-rencontres, publication d’un mémoire, etc.), fait arrêter les projets de démolition et pousse les autorités à prendre le virage rénovation. Dans un même temps, le Comité travaille sur la question du zonage afin de préserver le caractère résidentiel du quartier. Le Comité obtient gain de cause face à la ville et réussit, entre autre, à ramener à trois étages la hauteur maximale permise pour les édifices au sud du boulevard Charest alors que la ville voulait l’augmenter à 6 étages pour redévelopper le quartier. Durant cette période, le Comité parvient à mobiliser de 200 à 300 citoyens et citoyennes lors des assemblées publiques.
Finalement, dès 1970, le Comité manifeste son intérêt envers les plus démunis. Il travaille notamment, en collaboration avec l’Église diocésaine pour la création du Centre de référence et d’information, qui deviendra par la suite l’Association de défense des droits sociaux du Québec métropolitain (ADDS-QM). À partir de 1973, le Comité tire principalement son financement de la Plume rouge, qui deviendra plus tard Centraide. Aussi, pour s’assurer une certaine sécurité en matière de financement, le Comité crée, en 1974 avec d’autres groupes populaires, le Fonds de solidarité des groupes populaires de Québec (FSGPQ).
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