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Période 1980-1985 : Logement sociale et problèmes de société
Les dossiers locaux sont moins nombreux durant cette période. Néanmoins, le Comité obtient l’aménagement du parc Durocher, le déménagement des écuries de la rue Lafayette, la rénovation de certains trottoirs, la modification d’un parcours d’autobus et intervient dans le plan de réaménagement en profondeur du plan de circulation et de stationnement dans le quartier proposé par la Ville de Québec. Le dévoilement de ce plan soulève l’indignation des citoyens et citoyennes. Le Comité se mobilise alors pour dénoncer la forme des consultations (bidons) et va de l’avant avec ses propres propositions, qui seront majoritairement retenues. À la demande des citoyens et citoyennes, le Comité poursuit son action en l’orientant sur la question du stationnement d’hiver.
Dès le début de 1980, le Comité se lance dans une vaste campagne en faveur de la construction de davantage de HLM et de coopératives d’habitation. On propose aussi des solutions de rechange comme la conversion en HLM de logements déjà existants. Dans cette optique, le Comité fait, dans le quartier, l’inventaire des maisons à vendre et celles abandonnées. En 1983, le Comité va plus loin en revendiquant une allocation-logement destinée aux personnes inscrites sur les listes d’attente d’un HLM. La position du Comité est clair quant aux besoins en logement social dans la région immédiate de Québec: il réclame la construction de 1 000 unités de HLM supplémentaire. Suite à une assemblée publique organisée dans le cadre de la Campagne pour le logement social, le sous-comité logement parvient à augmenter de façon significative le nombre de ses membres et voit son influence s'accroître. On peut donc s'attaquer aux critères de sélection utilisés par l'OMHQ. En ce sens, on propose l'inclusion dans la grille de sélection du critère psycho-social. Le Comité profite finalement de la tournée de consultation du gouvernement provincial sur son livre vert sur l'habitation pour porter à son attention toutes ces revendications.
Les luttes du Comité portent également sur la défense de locataires aux prises avec des augmentations de loyer excessives suite à des rénovations. De concert avec le Mouvement d'action populaire de Limoilou , le Groupement des locataires du Québec Métro (aujourd'hui le Bureau d'animation et information logement) et le Comité des citoyens et citoyennes Saint-Gabriel (maintenant le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste), on met sur pied la Semaine des locataires dont l'objectif est d'informer ceux-ci de leurs droits. Cet événement sert de tremplin aux différentes revendications du Comité: augmentation du nombre d'employés à la Régie du Logement, maintient de la gratuité des services à la Régie du logement, contrôle universel et obligatoire du coût des loyers et maintient de l'exclusion des dépenses des locataires dans ce même calcul. Au cours de la période 1982-1983, le Comité inaugure un service permanent d'aide aux locataires qui prend la forme de dépannage téléphonique et d'accompagnement à la Régie du logement. Le sous-comité logement se frotte à quelques reprises à la Corporation des propriétaires immobiliers de Québec (CORPIQ), qui prône des mesures diamétralement opposées à celles du Comité.
Créé en 1981, le sous-comité réappropriation travaille à conserver et à ramener la propriété du quartier entre les mains de ses résidents et de ses résidentes. On veut également susciter l'envie de devenir propriétaire en les informant sur trois principaux modes de propriété, soit la propriété simple, la copropriété et la coopérative d'habitation. L'arrivée de programme de rénovation comme LOGINOVE et EQUERRE permet d'accroître la portée des actions du sous-comité mais ce dernier dénonce tout de même les lacunes présentes dans ces programmes de rénovation.
La période est finalement caractérisée par l'intérêt que porte le Comité à la situation de précarité que vivent les jeunes sans emploi. Le sous-comité jobs-jeunes est créé et initie un projet en cinq volets qui sont la récupération alimentaire, la démolition de vieux hangars, le nettoyage des arrière-cours, la mise sur pied de coopératives de travailleurs et la création de groupes d'entraide. Le sous-comité agit également à d'autres niveaux dont celui de la défense des droits des jeunes en dénonçant des programmes comme "Jeunes volontaires" qui fournissent souvent aux entreprises de la main-d'œuvre bon marché. On va même, en collaboration avec d'autres groupes, jusqu'à occuper les locaux du Centre Travail-Québec.
À la fin de cette période axée sur les luttes régionales et provinciales, le Comité s'essouffle et doit mettre sur pied un sous-comité mobilisation /relève.
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